Techniques


Estampe

 

La ligne grave...

Gustave Doré - Jacob wrestling with the angel
Gustave Doré - Jacob luttant avec l'ange - 1855
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L'estampe - aussi connue sous les noms de gravure et d'intaglio - fut longtemps l'un des seuls moyens de reproduire des images à grande échelle. On en faisait grand usage dans la production de livres et de journaux. Aujourd'hui, on l'utilise surtout pour ses mérites artistiques.

Bien que les estampes soient des imprimés, et servent à reproduire la même image en série, chaque copie est encrée, imprimée et parfois rehaussée séparément. Chaque estampe représente donc une oeuvre originale et unique.

Parmi les grand graveurs, nous retrouvons Rembrandt, Goya, Piranesi et, bien dûr, Gustave Doré - bien que des études ont montré qu'il n'était pas toujour l'auteur des pièces qui lui sont attribuées.

La technique, telle qu'on l'utilise sur la rue du Trésor, requiert d'abord la création d'une plaque d'impression. Premièrement, la plaque de métal - en général de cuivre - est couverte d'un vernis spécial, résistant à l'acide (fait de cire, de laque et/ou d'asphalte). L'artiste dessine alors son image sur la plaque, enlevant de minces lignes de vernis à l'aide d'un stylet.

Une fois l'image reproduite sur la couche de vernis, la plaque est plongée dans l'acide. L'effet corrosif de l'acide gruge alors le métal n'étant pas protégé par le vernis. L'image se retrouve donc gravée dans la plaque.





Une autre méthode, appellée aquatinte, est utilisée pour graver des surfaces plutôt que des lignes. Elle permet à l'artiste de créer des textures et d'ajouter de la profondeur à son travail. L'aquatinte est un procédé déclicat, qui demande une mesure précise du temps de morsure au bain d'acide afin d'obtenir des surfaces égales.

Une fois la plaque terminée, l'artiste imprimes des copies d'essai, que l'on nomme "épreuves d'artistes." Cette édition d'essai représente 1/10e de l'édition totale. L'artiste s'en sert pour déterminer les couleurs idéales qui seront utilisées dans l'édition principale.

Pour chaque impression, la plaque est encrée à la main, ou à l'aide de petits rouleaux. L'encre est poussée au creux des lignes gravées par l'acide, tandis que l'excédent est enlevé par essuyage. Ensuite, la plaque est placée sur une presse manuelle, pour être recouverte d'une feuille de papier humide.

Lorsque que l'imprimeur active la presse, celle-ci pousse le papier souple dans les lignes gravées de la plaque, où il s'imbibe des encres qui y ont été déposées. Il en ressort une estampe originale, prête à être numérotée et signée par l'artiste. Toutes les estampes et gravures vendues sur la rue du Trésor font partie d'éditions limitées. Une fois l'édition terminée, la plaque est détruite.

Quinze artistes de la rue du Trésor utilisent l'estampe comme principal moyen de production :



Jacques Brousseau



Jean Cencig

Paul Cloutier

Pascale D'Autane

Francine Desbiens

Nicole Gagné Ouellet

Sonia Gilbert

Denise Godbout

George Jokic

Alain Lacaze

Josée Rousseau



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